Créer des déclics. Susciter des vocations. Chercher la parole vraie — celle qui touche.
Le film métier vise à créer des déclics — donner envie, susciter des vocations, souvent auprès des jeunes. Au cœur de l'exercice : l'interview. Je tiens à la mener moi-même. Mon passé d'éducateur m'a appris l'empathie, le non-jugement, la mise en confiance — ces outils qui font que la personne en face comprend très vite que tout ce qui m'intéresse, c'est elle, son métier, son savoir-faire. Rien d'autre.
À partir de là, je fais parler. Longuement. Parfois quarante minutes de rush pour deux minutes trente de film. Je détricote les messages préparés par le commanditaire, trop récités pour être sincères, et je cherche la parole vraie — celle qui touche.
Ensuite vient le travail invisible : je construis le film à partir de l'audio. C'est la voix qui guide le montage. Chaque phrase retenue appelle ses images, ses illustrations, ses plans qui viennent corroborer les mots au fil du récit. Construire un film qui se tient, qui raconte un métier avec justesse et humanité — c'est un enjeu passionnant, et c'est le cœur de mon travail.