850 portraits en cinq jours. Un marathon physique et humain où chaque visage compte.
850 portraits en cinq jours. Parfois 30 à 48 secondes entre le bonjour et le déclenchement. Dans ce rythme-là, le danger serait de devenir une machine — un flux impersonnel où chacun défile sans être vu.
Mon travail, c'est exactement l'inverse : que chaque personne qui entre sente, en quelques secondes, qu'elle est accueillie. Que le regard, le sourire, l'indication de où se placer — tout soit limpide et chaleureux. Qu'elle comprenne immédiatement que c'est elle qui m'intéresse, pas le rendement.
Tenir cette attention, ce renouveau à chaque visage, du premier au huit-cent-cinquantième, sur une semaine entière — c'est un marathon physique et humain. C'est aussi une compétence rare, que peu de photographes maîtrisent. C'est elle qui fait la différence dans le résultat.