Entre deux séquences d'un reportage, aller à la rencontre des travailleurs — sur leur poste, dans leur machine, avec leur balai.
Entre deux séquences d'un reportage, je vais à la rencontre des travailleurs — sur leur poste, dans leur machine, avec leur balai. La démarche est fugace, directe : je demande quelques minutes de leur temps pour les photographier, afin de valoriser leur métier et le lieu dans lequel on se trouve. La plupart du temps, ceux qui acceptent le font avec une vraie envie — et ça se voit dans l'image.
Parfois, quand le moment s'y prête, je pousse le portrait un peu plus loin, vers quelque chose de plus décalé, de moins attendu. Ces images-là sont souvent écartées des sélections par les commanditaires — trop singulières pour les usages habituels. Elles trouvent pourtant leur valeur quand on les offre directement aux salariés, qui s'y reconnaissent autrement. C'est sur ce terrain-là que je mène aujourd'hui une réflexion avec les directions RH : ces portraits moins « lisses » sont peut-être les plus puissants pour parler de fierté au travail et de marque employeur.

















