Une nuit, je me suis enfermé dans mon supermarché. Seul entre les rayons, sans client·es, sans bruit, j’ai cherché ce que le quotidien nous empêche de voir — les détails étonnants, sortis de leur contexte, et aussi moi, moi en femme, en marin, en poulet.
Photographier Auchan la nuit, c’était prouver qu’on peut réinventer ce qu’on croit connaître par cœur, transformer le banal en quelque chose qui arrête le regard.
Cette exposition sera accrochée là où elle est née : dans l’allée centrale, au milieu des courses et des caddies. Pour rappeler aux habitant·es de ma ville que le merveilleux n’est pas ailleurs — il suffit de changer de regard.








